La passion du théâtre reflète une grande connaissance de l’âme humaine. On ne peut jouer pour soi-même, mais pour un public afin de susciter des émotions. Anne Marquot-Picasso : toucher au cœur ! est le titre de cette rencontre empreinte de sentiments.

 

Anne Marquot-Picasso : entre force et douceur

Des échanges, un spectacle et vous percevez la force, la détermination de l’actrice, mais également une sensibilité extrême. On ne se cache pas derrière des rôles, on en prend l’âme. Lorsque j’ai vu Anne sur scène dans « Mes Mères Courage », plusieurs émotions, sentiments opposés se sont exprimés. Quand elle jouait la tristesse, je sentais la profondeur d’âme et l’amour positif. Lorsque la scène était burlesque, une tristesse posée sur le monde « criait ».

Sans connaître Anne comme une proche, mais en la découvrant sur scène et lors nos différents échanges sur la Compagnie : c’est une femme combative et aimant avec sagesse la vie qui se révélait. D’ailleurs ses mots parlent :

Anne Marquot-Picasso : toucher au cœur !

« Je suis déterminée, sensible, vindicative, communicative et très curieuse.

Je suis une anxieuse de la vie qui se soigne à la comédie, à la catharsis de la tragédie, à l’écriture, à l’échange avec mes amis et le yoga. Je cherche au travers de mes expressions artistiques à toucher le public au cœur de son humanité.

Mon engagement au théâtre est par l’émotion et le cœur que j’y mets. »

« J’appelle sage celui qui tout innocent qu’il est, supporte les injures et les coups avec une patience égale à sa force. » Bouddha

 

Anne, la naissance d’une vocation

Anne, est une comédienne avant tout, même si elle écrit et met en scène, ou plutôt elle dirige des acteurs. « J’ai découvert la direction d’acteur par l’intermédiaire de Philippe FERRAN ». Sa vocation, sa passion a commencé à l’âge de 10 ans.

« J’ai découvert le théâtre en allant voir Cyrano de Bergerac avec mes parents à l’âge de 10 ans, ce fut une révélation. Par la suite dès mon entrée en 6èmej’ai voulu interpréter tous les personnages du « Médecin malgré lui » en cours de Français. Aussi, j’apprenais par cœur les comédies avec  Louis de Funès et à l’âge de 14 ans j’ai décrété à mes parents que je serais comédienne.

Rien ne me prédestinait à cette voix, mes parents n’étant pas du sérail et j’habitais une petite ville de l’Est décimée par la crise où il n’y avait aucun accès à la culture.

J’ai eu mon bac le plus tôt possible et j’ai filé à la capitale à l’âge de 17 ans pour commencer à prendre des cours de théâtre, de chant, de danse etc… tout en poursuivant des études d’anglais. »

 

Du classique au contemporain et chant Lyrique

Anne est de nature curieuse, elle s’intéresse à tous les styles. Sa soif d’apprendre, et de se perfectionner l’amènent à pratiquer différents arts. La comédie est un apprentissage constant de la vie et de toutes les méthodes d’expression.

Elle joue aussi bien des classiques, comme L’école des Femmes de Molière (Royaume-Uni, mise en scène : European Theatre Company), Le Misanthrope (Mise en scène : Philippe Ferran). Comme des pièces contemporaines : Les Lointains de Jean Clamour (Mise en scène : Alicia Le Breton), Quatre à Quatre de Michel Garneau (Mise en scène : Elvire Du Chaffaut).

Elle nous surprend dans chaque art : la marionnette. Elle apprend à les fabriquer. Anne joue en autre, dans 2 versions de Pinocchio (La Cie Le Poulailler, tourné en Île de France, en province et au Festival off d’Avignon 2001, et nouvelle création à l’Espace Kiron saison 2005/2006). Le clown, les masques.

Et plus captivant encore, cette passion pour le chant indien, la danse indienne : le Kathak.

« J’ai une passion pour la danse indienne classique, le Kathak, que j’ai pratiqué pendant de nombreuses années. Je suis en fait très curieuse et très passionnée par les arts orientaux et j’ai jeté mon dévolu sur l’Inde ! Ce sont des arts très complets qui apportent une maitrise et une conscience du corps, du regard, du souffle et de sa présence au monde. »

Elle a appris le chant lyrique au conservatoire. Anne croque les arts multiples.

« L’art lyrique, je l’ai abordé au départ pour développer une technique vocale et musicale solide pour la scène, je l’appréhende plus actuellement comme un challenge et une discipline artistique. »

 

Anne et compagnies

« J’ai fondé La Compagnie Bille en Tête » avec la comédienne et metteure en scène Frédérique CHARPENTIER au sortir de nos formations hétéroclites. Toutes deux inconnues cherchions à montrer nos talents de jeunes actrices au travers d’une pièce de Catherine Anne « Tita Lou ». Un comédien, directeur de plateau doublage et metteur en scène très expérimenté, Gérard DESSALLES, a accepté de nous mettre en scène et l’équipe artistique s’est constituée à partir de là.

Une compagnie permet de réunir les talents de chacun, de constituer une synergie indispensable pour tenter des expériences, confronter nos idées et être toujours en activité. »

Anne s’est engagée dans une autre Association, La Compagnie la Petite Porte, spécialisée dans la toute Petite enfance et dirigée par Maria Portelli.

 

La culture pour tous

Anne partage sa passion à tous. Après avoir montée avec la Compagnie plusieurs pièces contemporaines à destination des adultes, elle s’est tout naturellement intéressée au jeune public. Elle commence par sa région d’origine le Grand Est avec sa première pièce : « Sidonie au pays des Lettres »

« Et la compagnie s’est localisée dans ma région d’origine (Grand Est) où il semblait plus facile d’être soutenu. Ça n’a pas été si simple mais nous avons mené parallèlement aux pièces, des projets socio-culturels qui permettaient d’offrir à des publics éloignés et défavorisés l’accès à la culture. Au fond c’est un peu comme si j’apportais à ce public ce qui m’avait tant manqué enfant et adolescente. »

« C’est par l’écriture et le jeu pour le jeune public que je me suis reconnectée le plus avec cette part d’enfant qui m’anime dans ce métier. Et puis je suis devenue maman de multiples et j’ai mis à profit cette nouvelle expérience au service de mon métier. Les spectacles que j’ai écrit pour le jeune public ont parfois rencontré des difficultés de diffusion mais ils ont toujours suscité chez les enfants une adhésion, une écoute et une réaction sensible à la hauteur de nos espérances. »

« A la suite d’une représentation du spectacle jeune public que j’ai écrit « L’Orphelin et Mère Nature » un adolescent autiste a réussi à me formuler son enthousiasme pour le spectacle. J’ai éprouvé une très forte émotion et cela m’a confortée dans la valeur de mon travail. »

Merci Anne !

 

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Représentée par l’Agence Bernard Borie