Réaliser un film qui changerait notre vision sur le monde. Offrir au spectateur une vision plus personnelle du réel est le souhait de Julien. Explorateur dans l’âme il aime raconter des histoires de notre monde. « Regarder un film, c’est découvrir un nouveau monde. Des images créées par le réalisateur, …. Un univers artistique à la fois éclectique et aux identités singulières. » Julien Guiol : recréer le monde !

 

Le cinéma comme passion

Passionné par le cinéma depuis toujours, Julien découvre à l’adolescence, les films d’auteurs étrangers.

« Ils ont changé ma vision sur les êtres humains. Ils m’offraient une fenêtre sur le monde où les paysages et les cultures étaient différents. Mais aussi et surtout ce que je trouvais fascinant, c’étaient les visions singulières de certains auteurs comme les frères Coen, Terry Gilliam, Paul Verhoeven, David Fincher, Martin Scorsese, Stanley Kubrick, Takeshi Kitano, Akira Kurosawa, Hayao Miyazaki, Jean Renoir, Jean-Pierre Melville, Bertrand Blier, Henri-Georges Clouzot, Peter Watkins, Alfred Hitchcock, David Lynch,Luis Buñuel, Sam Peckinpah, Fritz Lang, Sergio Leone… Il m’est alors paru évident qu’il fallait que je raconte des histoires en faisant des films. »

Julien est inspiré par le cinéma américain et asiatique des années 70 et 90, la littérature noire et le thriller. Véritable explorateur, il cultive l’art de la découverte de talents. Vous le croiserez dans un musée, près des « grands peintres » comme il le dit et notamment chez les expressionnistes. Il y puise la méthode, le regard sur la nature, la découverte d’un monde nouveau. Voilà ce qui l’a amené à faire un court-métrage en s’inspirant de Gustave Courbet. Allant jusqu’à tourner à Ornans, sa terre natale. « La nature dans son terme générique est aussi une source d’inspiration centrale en ce moment. »

La technique est également une de ses passions : l’évolution des nouvelles technologies, la prise de vue, la post production. Julien a travaillé pour différentes sociétés de production comme UGC, CMT. De repéreur, assistant réalisateur, régisseur, technicien sur les plateaux, il découvre l’art et la technique du cinéma.

 

Jean-Louis Livi, a été un de ses mentors.

« J’ai eu la chance de travailler avec Jean-Louis Livi pour qui je lisais les scénarios, cherchais des projets de films, séries et téléfilms. Je suivais également le développement des différents scénarii à différents niveaux de production. Dans ce cadre, j’ai eu l’aubaine de suivre le développement des derniers films d’Alain Resnais par exemple. J’avais la chance d’être au cœur du processus scénaristique et de production auprès d’un monument du cinéma français qui a été une sorte de mentor. Je me dirigeais vers une carrière de producteur mais au bout de 4 ans, le processus de création personnelle me manquait trop et je suis retourné à ma première passion : la réalisation ».

 

Explorer notre quotidien et recréer le monde

Notre quotidien peut être vu et interprété de multiples façons. Peintres, photographes, réalisateurs, écrivains, ont un regard différent sur le même objet, ou sur une situation. Il suffit comme dit Julien de se « pencher d’un côté et de regarder le monde avec un point de vue différent ou d’aller gratter le vernis des apparences pour y découvrir un monde fabuleux. »

Julien est un explorateur passionné, trouvant dans le quotidien ces histoires extraordinaires. Dans le réel se trouve déjà un univers aux multiples facettes surprenantes. Regardons mieux celui-ci et découvrons sa magie. « c’est le monde du vivant qui porte mes projets. »

« J’essaie d’appliquer cette vision dans chacun de mes films, y compris dans les films de commande. Pour moi, le besoin de poser un regard sur le monde qui nous entoure est essentiel. Le métier de réalisateur offre la possibilité magique de recréer le monde à travers le prisme d’un film qu’il dure 30 secondes ou 2 heures. »

 

« Si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un ? » Lewis Carroll

 

« Je me qualifie avant tout comme un storyteller. Ce que je préfère donc, c’est raconter des histoires, qu’elles soient courtes, longues, fictionnées ou à partir des images du réel. Mais l’étape que je préfère, même si c’est la plus fatigante, c’est la réalisation parce qu’elle amène à rencontrer les gens et se confronter à une multitude de facteurs et de contraintes qui rendent l’expérience enrichissante à tous les coups. »

 

Le confinement : un nouveau monde  

« Le confinement m’a davantage donné l’envie de suivre les directions que je souhaite prendre. Cela ne m’a pas empêché d’avancer dans la postproduction d’un documentaire, d’un docu-fiction de commande, de coréaliser un film de confinement, d’aider ma compagne à la création de vidéo pour une chaîne YouTube, de me former et d’écrire… c’était une expérience étrange mais finalement pas si désagréable et assez productive.

Ce qui était intéressant, c’était cette sensation d’un monde qui se fige pendant un instant. Nous étions refermés sur notre cocon quotidien, notre lieu de vie, les proches avec qui nous étions ou voulions être à ce moment. Et l’espace physique se réduisant, c’est l’espace virtuel qui s’est étendu autour de nous comme une fenêtre sur le monde que nous n’étions plus en mesure d’affronter dans le réel. Je trouve que c’est finalement assez révélateur de la manière dont le monde évolue en ce moment. »

Julien est un explorateur qui mérite d’être connu, par son talent certes, son regard sur le monde  mais également pour sa personnalité attachante.

Julien fait partie de La Cie des Réals au côté de Philippe Perez.

 

Merci Julien

Florence de Rochefort/Florence Comdigitale _www.comemedias.com

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